Rassemblement des municipaux le 4 avril à 14h devant la mairie

Publié le par cnt51

Communiqué n°1

 

Confédération Nationale du Travail – Union départementale de la Marne

 

Syndicat anarcho-révolutionnaire

 

A l’appel de la CGT, rejointe par la CFDT et SUD, les municipaux (y compris ceux de Reims Métropole) concernés par le grade de techniciens sont invités à un rassemblement le mercredi 4 avril 2012 devant la mairie.

 

La Mairie veut mettre en place un système de primes à la tête au client pour cette catégorie de personnels.

 

A travail égal, à grade égal, il n’y aurait plus de salaire égal !

 

La CGT, la CFDT et SUD n’appellent que les agents concernés. C’est du corporatisme de bas étage dicté par l’électoralisme (élections du CAS à venir).

 

Si les municipaux rémois laissent passer ces mesures pour les techniciens, à terme, c’est tous les agents qui en prendront dans la gueule l’individualisation du régime indemnitaire comme technique de gestion des personnels.

 

Techniciens ou pas, la Confédération Nationale du Travail (CNT) vous dit : riposte syndicale, mobilisation, action directe.

 

C’est tous ensemble qu’il faut lutter. Pas seulement la centaine de municipaux concernés par le grade de technicien.

 

Depuis près de 20 ans le patronat promeut une technique de management par l’individualisation des salaires via des systèmes de primes variables liées à la « performance » individuelle et/ou les collective c’est-à-dire liée à la réalisation d’objectifs. Cette tendance à l’individualisation n’a fait que se renforcer.

 

Derrière le discours idéologique libéral sur la récompense du « mérite » individuel et la réconciliation du travail et du capital dans le partage des « fruits de la croissance » via l’intéressement, cette politique aboutit concrètement à une destruction des collectifs de travail, une mise en concurrence des salariés entre eux et une auto-exploitation au nom du supposé intérêt commun entre travail et capital.

 

La question des salaires et de la lutte collective pour l’avancée commune des droits est détournée par l’illusion d’une augmentation individuelle au détriment de ses collègues et dans une relation unilatérale à la direction.

 

L’accroissement continu de la part flexible du salaire est donc fondamentalement lié à l’évaluation individuelle des « performances » et la politique du chiffre qui l’accompagne avec son corollaire en termes d’isolement des travailleurs, de souffrance au travail et de dégradation de la qualité du travail.

 

Comme tout ce qui a fait la preuve de son pouvoir de nuisance dans le privé a vocation à s’appliquer un jour au public, nous avons nous aussi notre part flexible du salaire.

 

Alors que le point d’indice est gelé depuis plusieurs années, le gouvernement a beau jeu d’agiter la carotte de l’augmentation individuelle par le biais des primes en faisant miroiter un relèvement des primes avec la PFR. Et la mairie de différencier les régimes indemnitaires au sein d’un même grade.

 

Nous sommes face à un projet politique cohérent de division des personnels et de destruction des collectifs de travail visant à empêcher des revendication communes pour l’augmentation des salaires via l’augmentation du point d’indice ou la revalorisation des grilles indiciaires.

 

C’est également l’indépendance de notre fonction qui est en jeu par le biais d’une évaluation par objectifs quantitatifs à tous les niveaux et sur la base des priorités fixées par la hiérarchie.

 

Nous revendiquons :

 la suppression de l’ensemble des primes pour les intégrer dans le salaire fixe.
 l’augmentation du point d’indice

 la revalorisation des grilles indiciaires vers une réduction des inégalités salariales

 

Quel acquis social n’a pas été obtenu par la lutte ?

 

Nous n’aurons que ce que nous prendrons.

 

Les allemands viennent de nous le démontrer : Deux millions de fonctionnaires allemands seront progressivement augmentés de 6,3% après la signature d'un accord entre les syndicats, l'Etat fédéral et les communes. L'accord signé vendredi soir met un terme à trois semaines de grève.

La CNT n’a pas d’existence légale à la mairie.

Faites tourner ce mail à vos collègues.

cnt51@gmx.fr

Découvrez la CNT : http://www.cnt-f.org

 

 

Publicité

Publié dans Local

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article